Cusco, nombril du monde Inca

Avant que vous ne commenciez la lecture de cet article, soyez avertis : j’ai eu beau essayer d’abréger, couper, raccourcir, synthétiser…, il y a beaucoup de choses à raconter sur Cusco. D’autant plus que nous y avons passé une douzaine de jours, et pas seulement à musarder… Alors, préparez votre tasse de thé, installez-vous confortablement et prévoyez un peu de temps pour découvrir ce lieu extrêmement riche avec nous !

Capitale de l’Empire Inca, Cusco recèle bien des trésors et témoigne encore aujourd’hui de sa grandeur passée. Après les festivités de l’Inti Raymi, nous avons longuement parcouru cette belle ville. De la Plaza de Armas, la place centrale, avec son architecture magnifique faite de balcons en bois sculpté et de belles arcades (dommage que sous ces arcades apparaissent les enseignes américaines de fast-foods bien connus… mais comment lutter contre l’invasion du monde moderne, avec les hordes de touristes… ?), à la mignonne petite plaza San Blas avec son “mur fontaine” et son église, un peu plus haut dans la ville (on grimpe sans cesse à Cusco), nous avons fait notre sport !

Rappelons-le, la ville de Cusco culmine à 3400m d’altitude, désormais une habitude (rappelons que depuis l’Atacama, nous avons la tête dans les nuages !) 😉… sauf quand on doit grimper les rues pentues et les nombreux escaliers. Là, malgré près de deux mois passés en altitude, nous avons toujours le souffle court… ! Et bien entendu, en grands sportifs (hum), nous avons choisi une auberge dans ce fameux quartier San Blas, où, chaque soir, nous activons nos globules rouges… ! 😀 Malgré la grimpette, notre choix s’est porté sur l’Hospedaje de los Artesanos à San Blas, quartier vraiment chouette, avec ses petites ruelles pavées, ses bâtiments tout de blanc vêtus et sa belle vue sur l’ensemble de la ville. Ici, on croise des locaux, des touristes, des jeunes et moins jeunes de toutes nationalités qui ont choisi la “liberté” et vivent du micro-commerce de leurs bijoux confectionnés par leurs mains… ah ! et aussi les “typiques” Péruviennes en costume traditionnel avec leurs alpagas parés de leurs pompons multicolores… Pour l’anecdote, on les croise dans tout le centre historique, proposant des photos contre quelques pesos… San Blas est définitivement cosmopolite, on vous dit !

Mais soyons honnêtes, le tourisme a envahi la ville et son économie s’appuie largement dessus… Presque toute visite nécessite un pass : il y a le pass monuments historiques, le pass monuments religieux, le pass pour les monuments régionaux… Et cela sans compter les tours opérateurs proposant le circuit Vallée Sacrée, le circuit Machu Picchu, le circuit ½ journée, celui de 2 jours… A croire que rien ne se visite seul ! Un certain budget en perspective… Et les Ker, parfois un peu radins, ont décidé de passer leur tour. A notre décharge, il y a beaucoup de choses à visiter dans la région et il faut choisir !

Nous avons donc beaucoup marché et admiré de l’extérieur. Nous avons été impressionnés par les immenses murs Incas, dans la rue Hatun Rumiyoc : d’énormes blocs de pierre posés, sans aucun ciment, à l’épreuve du temps et des tremblements de terre. Une prouesse architecturale encore surprenante de nos jours. On avait vu d’autres exemples en Bolivie, à Tiwanaku (ici), mais, là, en plein cœur de la ville, c’est particulièrement grandiose ! L’autre particularité de ce mur : sa pierre aux 12 angles. Oui, oui, vous avez bien lu : douze angles !!! En image, on vous laisse compter :

Nous voulions aller sur le site de Saqsaywaman (prononcez presque « sexy woman » 😉 ), situé en hauteur, le fameux où nous sommes retournés pour l’Inti Raymi, mais les petites jambes fatiguées des garçons et notre indécision (couplée aux oursins dans nos poches) nous ont fait tombés en beauté dans un piège à touristes… ! A savoir un taxi posté juste à l’entrée du site, qui en fait le tour par la route et nous dépose en haut, sur le site du Cristo Blanco (tiens, un petit air de Cochabamba, en Bolivie !). Il ne reste plus qu’à descendre, en longeant le site de Saqsaywaman et en admirant les murs titanesques, comme celui du centre historique. On ne voit au final qu’une minuscule partie du site, mais on débourse beaucoup moins… Ca nous avait paru un bon ‘deal’ mais à bien y réfléchir, c’est tout de même un peu l’arnaque !

Allez, pas grave, c’est cela aussi le voyage : changer sa casquette de voyageur pour celle de touriste parfois…

 Pour continuer sur l’histoire, nous avons visité de très beaux musées :

  •  le Museo Macchu Picchu, un bon complément après notre expédition là-bas (à découvrir dans un prochain billet… 😊), dans un magnifique lieu, la Casa Concho, construit sous l’époque coloniale et ayant hébergé la descendance du dernier roi Inca Tupac Yupanki. Le musée abrite de belles pièces, des photographies de la découverte du Macchu Picchu, des explications sur la vie quotidienne à l’époque inca et les traditions ainsi que de chouettes reconstitutions. Malheureusement, photos interdites… On vous met un petit aperçu de la cour intérieure du musée histoire de… 😉 (http://www.museomachupicchu.com)
  • Le très beau musée Museo de Arte Pre-Colombino : en partie fermé pour rénovation lors de notre passage (et gratuit du coup 😊), les quelques salles ouvertes m’ont personnellement enchantée ! Le musée présente divers objets, en coquillages, magnifiquement conservés, en or, des statues de bois, le tout organisé en fonction de la période historique à laquelle ils appartiennent. Pas toujours facile de s’y retrouver entre les différentes civilisations, mais, au moins, on fait fonctionner nos méninges! (https://mapcusco.pe/museo).
  • Et pour les enfants (mais aussi les grands) le Museo del Cacao : attention gourmand ! Bon, honnêtement, il s’agit plutôt d’une boutique dans laquelle sont aménagées 2-3 salles de musée, mais peu importe : on y apprend des choses ! De la cabosse à la tablette de chocolat; l’histoire du cacao et du chocolat à travers les siècles. Des Mayas d’Amérique Centrale, les premiers à cultiver les cacaoyers et les inventeurs des procédés de préparation du cacao dès 2000 avant JC, aux colons espagnols (dont Hernan Cortès), qui ont ramené cette richesse en Europe, en passant par les Aztèques du Mexique, qui ont érigé le cacao en monnaie d’échange, on voyage à travers les siècles et les continents ! On découvre également ici les différentes étapes de fabrication.

Nos pérégrinations à travers la ville nous ont menés, en pleine période de Coppa del Mundo, jusqu’à la Plazza San Francisco, où, à la grande joie des enfants, s’échangent les fameux Panini… Oui, nous avons, nous aussi, à l’autre bout du monde, succombé aux albums de foot Panini. Ceci dit, à xx soles le paquet au Pérou (soit xx euros), versus xx euros en France, on craque plus facilement ! Et nous voilà donc partis (enfin, Loïc) dans des discussions sur les équipes et des échanges de cartes. On a l’air de ‘petits joueurs’ avec notre trentaine de cartes doubles à échanger, quand la plupart des gens que l’on rencontre en ont des boîtes entières !!! Gentiment, certains Péruviens échangent avec les garçons, arborant fièrement leur maillot de Griezman, 5 cartes contre 1. Ils sont ravis ! 😊

On aurait pu faire encore des dizaines de visites dans Cusco, des églises, des monatères, des musées… Mais, la région regorge elle aussi de trésors. Ne l’appelle-t-on pas la Vallée Sacrée… ? A suivre, de somptueux sites nichés dans la vallée…

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